Le Couple
Attention danger !

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Un risque maximum pourtant banalisé

Alors que l’explosion d’informations (Internet, consommation, déplacements) est en partie responsable de la situation catastrophique, les relations humaines restent le facteur principal de dangers psychologiques. Parmi elles, le couple est sans conteste le plus dévastateur. Cette organisation sociale récente, justifiée par un mystérieux sentiment « Amoureux », semble chaque jour moins adaptée à l’homme, mammifère reproducteur pris dans un monde rapide, riche, connecté, discontinu. Pourtant, là où l’expérience et la science ont définitivement barré une issue fatale et douloureuse, les humains continuent d’y voir l’unique solution à leur équilibre. Masochisme ?

Une histoire récente

image De la meute à la tribu nomade, de la famille multi générationnelle villageoise à la mono parentalité, l’adaptation à l’environnement nous a poussé à vivre de nombreuses modifications organisationnelles. Si les besoins de protection, de survie alimentaire ou de solidarité inter-âge diminuent, préserver l’espèce (reproduction) reste un impératif des mammifères humains dont le pilier social aujourd’hui est : le couple/mariage.



Une fidélité imaginaire

image Ici rien n’indique la nécessité de ce lien exclusif et permanent. En contradiction avec ce postulat romantique, la domination de l’homme, reproducteur inassouvi, a souvent dicté l’organigramme social à travers la polygamie ou les rapports non consentis avec les femmes dominées. Les pulsions de l’homme l’ont plus récemment conduit vers les bonnes à tout faire, les prostituées ou la masturbation… Aujourd’hui, cette incongruité se traduit par un grand nombre de divorces, le plus souvent après adultère*.



Amour

image Ce sentiment magique, Ex Nihilo, spontané, exclusif et éternel est le postulat qui soutient le couple : si l’on rencontre quelqu’un, qu’une attirance puis une baisse de séduction interviennent… il ne peut s’agir que d’amour. Ce concept tiroir récent rassemble pêle-mêle les expressions de la solitude, de problèmes existentiels, de la compassion maternelle ou encore de la foi en Dieu. Les adultères sont perçus comme des infractions à cette normalité et les comportements différents sont eux, des signes d’instabilité.



Science

image Depuis la fin du XIX siècle, des philosophes (Nietzsche), des biologistes (Henri Laborit) et plus récemment de nombreuses études psychologiques ou neurologiques décortiquent le fonctionnement amoureux. Leurs analyses s’accordent sur une construction intéressée par le cerveau. Un seul but égoïste : dominer, posséder et être gratifié sans culpabilité. Le manque et la souffrance, quant à eux, sont dus aux neurones qui mènent à la dépendance (drogue ou connexion Internet) : déformation de la réalité, flash, dépression et toujours, la désintoxication comme issue.



Aveuglement ...

image Pourtant, l’être humain continue de miser sur cette impasse culturelle, se soumettant ainsi à une violence inouïe et durable. L’inconfort du couple est nié par l’individu qui « reste » ainsi dans la normalité, et n’est jamais envisagé dans une action de santé publique, même préventive. Alors qu’on étudie depuis longtemps les fonctionnements du surmenage (cf. Karasek), la part domestique, pourtant fatale, est ignorée de tous. Les quelques contradicteurs de cette théorie sont considérés comme cyniques ou romantiques.



…et conséquences dramatiques

L’incapacité à réaliser ce modèle fait de chacun un coupable, un déçu, un trahi ou/et un frustré…Ce fonctionnement asymétrique a le don de créer des boucles d’informations importantes, récurrentes. Les conséquences sont des dysfonctionnements psychologiques exceptionnellement élevées et durables. On établit qu’une personne amoureuse ou, pire, vivant en couple, est en situation de danger maximum (niveau 4). Généralement sous-estimés, les peines de cœur adolescentes, les amours à sens unique, et les adultères occasionnent des souffrances indescriptibles.



Préconisations de l'Observatoire :

image Devant cette aberration sanitaire, L’Observatoire de l’EDP étudie des traitements et préconise des gestes de prévention.
L’Observatoire encourage les services de santé à communiquer sur « les conséquences de l’amour » dès le plus jeune âge. Des groupes de discussions réfléchissent à une organisation sociale nouvelle pour éviter les deux terminus que représentent la solitude et le couple.
L’Observatoire accompagne également les plus faibles à prendre des décisions de séparation et prescrit des relations extérieures au couple pour retrouver un confort immédiatement.A de nombreuses reprises, les prescription ne suffisent pas et la force doit être employée pour contraindre le patient à la séparation.
Les projets de «colocations municipales» et les cérémonies de non-engagement en sont les premières propositions pragmatiques.

* Les divorces sont en très nette augmentation depuis que la morale a relâché son jugement. Ils sont devenus la régulation de cet écart entre nature et culture. Il est intéressant d’apprendre que les personnes qui estiment avoir été heureux pendant leur enfance divorcent deux fois plus que les autres. Confiants dans l'inconnu et le futur, ils ne s'éternisent pas dans une situation inconfortable.